« Dali Garcia-Lorca, une histoire inachevée »

Ce concert-lecture, partie intégrante désormais de la programmation de JAZZ EN TECH, s’inscrit dans le cadre de la brillante exposition « DALI : EUREKA ! » qu’offre le très beau Musée d’Art Moderne de Céret du 24 juin au 1er octobre.

C’est au subtil compositeur et virtuose pianiste de jazz Jean-Pierre MAS qu’il a été proposé d’offrir la tonalité ensorcelante de l’échange intense, passionné, passionnel qui a mis aux prises celui qu’André Breton appelait « le prince de l’intelligence catalane » et le fulgurant Andalous, auteur d’une belle et troublante « Oda a Salvador Dali »…  Michèle VERT-NIBET et Alain BRUNET y mêlent leur verbe aux lettres des deux génies…
Une nouvelle page du dialogue entre jazz, arts plastiques et poésie…

« Mais avant tout je chante une pensée commune
Qui nous unit aux heures obscures et dorées.
L’art, sa lumière ne gâche pas nos yeux.
C’est l’amour, l’amitié, l’escrime qui nous aveuglent. »

GARCIA LORCA

GARCIA LORCA

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Pierre MAS, piano
Michèle VERT, récitante
Alain BRUNET, récitant

Jean-Pierre MAS : un grand monsieur exigeant, mais d’une indicible « saveur musicale » ! (https://musicali.over-blog.com). Pianiste, compositeur et arrangeur catalan, Jean-Pierre Mas est originaire de Ria, en Conflent où il fut formé, dès l’enfance, par Pablo Casals. Vers ses 20 ans, il part pour Paris où il accompagne, entre autres, Michel Fugain et Nicole Croisille… Très vite il se consacre à la composition. Il fait partie du groupe « Total Issue » avec Aldo Romano et J-F Jenny Clark. Avec le bassiste Césarius Alvim, il sort son premier album « Rue de Lourmel » (rappelons-nous ce superbe « Pasolini ») et enchaîne de très beaux disques dont « Jamais deux sans trois » avec Daniel Humair & Cesarius Alvim et « Jean-Pierre Mas » (JMS) avec Didier Lockwood, Jean-Marie Ecay, André Ceccarelli et Juan José Mosalini au bandonéon. « (H)ombre », (2003) est une initiation au voyage en forme d’improvisation enregistrée entre plusieurs artistes majeurs comme Claude Nougaro, Toots Thielemans, Didier Lockwood, André Xeccarelli, Daniel Mille, (accordéon aux douceurs et senteurs multiples) et Juan José Mosalini (bandonéon). Avec « Juste Avant » (2010, JMS), Jean-Pierre Mas retrouve à la batterie Aldo Romano, à la basse Michel Benita, et, en quartet, le sax d’Eric Séva. « Latinalma » (2012) constitue une véritable déclaration d’amour à l’Amérique latine dans sa globalité.

A partir de 1998, Jean-Pierre Mas (très marqué par le compositeur d’Hitchcock Bernard Hermann) s’est focalisé sur l’écriture de musiques de films (Un Dimanche de Flic, Putain d’Histoire d’Amour, Flag) et de séries (Commissaire Moulin, Madame le Proviseur).

Pour JAZZ EN TECH, Jean-Pierre Mas vient explorer les arcanes d’une relation tumultueuse, artistique, intellectuelle et passionnelle qui va traverser la vie de deux grands génies du monde ibérique : le Catalan Salvador Dali et l’Andalous Federico Garcia-Lorca… dans le cadre de la sublime exposition DALI du Musée d’art moderne de Céret. Cette fois encore, nous allons nous retrouver embarqués dans l’univers de la confidence, de l’intimité, d’une certaine forme de mélancolie, de nostalgie.

 

Michèle VERT-NIBET est née, vit et travaille au Perthus, la ville-frontière entre Perpignan et Barcelone. Elle dessine et peint depuis son plus jeune âge.
Première exposition en 1973 à Céret organisée par le peintre Felip Vila. G.H. Gourrier a parlé de son style très personnel en le qualifiant de « réalisme poétique ».
Rencontre souvent Salvador Dali et durant son parcours plusieurs personnalités comme Rafael Santos-Torroella, Claude Massé, Jean-Marie Drot, Christian Delacampagne qui l’encouragent et appuient sa démarche.
Publie de nombreux recueils de poésie, livres d’art à tirage limité avec oeuvre originale. On retrouve dans ces textes le reflet de son environnement, le massif des Albères, la baie de Cadaquès ainsi que la permanence des trois cultures, catalane, française et espagnole dans lesquelles « MVN » a toujours baigné.
Réalise un important travail sur la forêt et les arbres, avec plusieurs séries d’estampages dont certains illustreront le livre « Peau d’arbres » publié chez Art-Concorde (Paris).
Engagée socialement, MVN a été élue à la mairie du Perthus durant quatre mandats (dont deux de maires) et en demeure la « maire honoraire ». Durant ses mandats, elle a veillé à l’ouverture au public du Fort de Bellegarde et assuré le commissariat de plus de quarante expositions.
Aime à citer la phrase du regretté Modest Cuixart :

Tant qu’il y aura des hommes qui marcheront ,
il y en aura qui danseront ;
Tant qu’il y aura des hommes qui parleront ,
il y en aura qui chanteront .
Tant qu’il y aura des hommes qui écriront ,
il y en aura qui peindront.

https://www.vert-nibet.com

 

ALAIN BRUNET, trompette/bugle/voix

Trompettiste et compositeur, Alain Brunet a commencé l’étude la trompette à l’âge de 10 ans. Musicologue de formation (Université Paris IV Sorbonne), il commence sa carrière en jouant pour France Musique (années 70) avec Jef Gilson, Jean-Louis Chautemps, Bernard Lubat, Michel Portal, François Jeanneau, Henri Texier, Daniel Humair, Jacques Bonnardel, Jean-Jacques Taïb, Martial Solal, Manuel Villaroel et le Machi Oul orchestra, Le Swing Limited Corporation ….

Il crée et dirige à compter de 1975 le Big Band de la Drôme auquel collaborent notamment Sonny Stitt, Clark Terry, Jean-Claude Forhenbach et Michel Petrucciani et voyage déjà beaucoup…

Ayant constitué un quartet autour de la musique de Serge Gainsbourg avec Olivier Hutman, Thomas Bramerie et Jean-Pierre Arnaud en 1992, il participe à tous les grands festivals de jazz français et étrangers et notamment Newport à New York, Montréal, Toronto, Montreux, Varsovie, Nice, La Nouvelle Orléans, Marciac, Vienne ….

Dans les années 1995-2005, il se produit régulièrement sur la côte Ouest des Etats-Unis notamment au sein du sextet du batteur Prince.H. Lawsha (3 CD). En 2004, il écrit une suite pour Didgeridoo Solo, quintet de jazz et orchestre symphonique (création par l’Orchestre symphonique de Romans et des pays de la Drôme).

Enregistrements de plusieurs CD sous son nom : Rominus (label Bleu) 1991 ; A Brunet joue Gainsbourg (WEA) 1993 ; French Melodies in L.A (RDC) 1997 ; A Brunet/Didgeridoo orchestra (Rue Bleue) 2003 ; Swingin’ Trenet ( Cristal records) 2004 ; Paris-Téhéran project (Hermes records)2003 ; Alain Brunet/Didgeridoo project (Cristal records)2006. Alain Brunet Akpé Motion 2009 Ames/Harmonia Mundi ; Akpé Motion : Locomotion 2013 (Cristal records) ; Akpé Motion : Migrations (Great Winds/Muséa Records) 2016.

2000-2010 : Alain Brunet s’est produit au sein du quintet de Michel Legrand, du quartet de la chanteuse philippine Charito et de diverses formations françaises tout en continuant à travailler sur le métissage des musiques : Création du Didgeridoo orchestra avec Jowandi, musicien et chanteur aborigène. Tournées de concerts avec des musiciens de musique traditionnelle en Iran, Pérou, Egypte, Philippines, Pakistan, Inde, Japon, Afrique de l’Est, Polynésie française et Océan indien.

Depuis 2010 : Alain Brunet a surtout travaillé avec le groupe Akpé Motion. Suite au Festival de Xalapa, Mexique, il a été l’invité du pianiste mexicain Edgar Dorantes (tournée dans l’Etat de Veracruz), du percussionniste Miguel Cruz dans l’Etat du Chiapas au Mexique. Avec Akpé Motion, festival de Marciac 2016, tournées dans le Pacifique Sud ( Australie, Nouvelle Calédonie, Polynésie française), l’Océan indien ( Maurice, Réunion, Mayotte Madagascar), Atlanta et la Californie (USA) en 2013,2014, 2015.

Organisateur

Musée d’Art moderne de Céret